“Notre crédibilité ne se décrète pas : elle se gagne.”
Tous les quatre ans, le congrès rebat les cartes. Le bureau confédéral se renouvelle, les responsabilités nationales se redistribuent, l’organisation interne se réinvente. Certains restent, d’autres partent, d’autres arrivent. Et l’on éprouve parfois ce sentiment étrange : avoir eu juste le temps de s’habituer à une équipe qu’il faut déjà en accueillir une autre.
Réjouissons-nous-en. C’est la démocratie en mouvement. Elle nous rappelle ce qui fait notre force depuis plus de quatre-vingt-dix ans : nos adhérents, leur nombre, leurs représentants à chaque échelon, et sur chaque territoire. C’est de là que tout part : la vie, la voix, la légitimité et l’action des CDF.
Au coeur de cette mécanique collective et syndicale, il y a le secrétariat général. Garant, avant tout, de la cohésion et du débat d’idées. Car notre crédibilité ne se décrète pas : elle se gagne. Sur le terrain. Dans notre capacité à représenter vraiment celles et ceux qui exercent ce métier, à prendre en compte les courants qui le traversent. Compétence technique, vision politique, esprit de solidarité, engagement collectif : tout se tient.
Défendre l’exercice libéral sous toutes ses formes, ce n’est pas s’opposer par principe. C’est refuser, quand il le faut, que les chirurgiens-dentistes deviennent les simples exécutants d’un système technocratique. Un système qui peut ignorer les réalités cliniques et humaines. Qui peut multiplier les incohérences dans la gestion des affaires et des comptes publics. Qui peut malmener la santé et les données personnelles de nos concitoyens.
Dans un environnement toujours plus complexe, un mouvement professionnel fort et rassembleur n’est pas une utopie. C’est une nécessité.