Tramadol et Codéine : nouvelles conditions de prescription et de délivrance

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26.09.24
Jeudi 26 septembre, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) ont publié un communiqué de presse sur les nouvelles conditions de prescription et de délivrance.

À partir du 1er décembre 2024, les médicaments contenant du tramadol ou de la codéine (ou de la dihydrocodéine) devront être prescrits sur une ordonnance sécurisée. Dans leur communiqué, l’ANSM aligne la durée maximale de prescription de la codéine sur celle du tramadol : ces médicaments ne pourront pas être prescrits plus de trois mois (12 semaines) sans nécessiter une nouvelle ordonnance sécurisée. En effet, les risques de mésusage, de dépendance, d’abus et de surdosage qui leur sont associés sont importants.

Les CDF ont apporté leurs contributions dans ce cadre :

Les chirurgiens-dentistes sont évidemment concernés autant par la lutte contre les mésusages que par la prévention des troubles associés à l’usage des deux médicaments en question, le Tramadol et la Codéine, fréquemment prescrits par les consoeurs et confrères dans le traitement des douleurs bucco-dentaires rebelles aux antalgiques plus communs.

La première mesure envisagée pourrait effectivement limiter les risques de falsification des prescriptions des deux substances.
Idéalement, elle devrait être plus efficace avec le recours à l’ordonnance numérique, à moins de faire perdurer l’ordonnance sécurisée papier avec ses spécifications techniques.
Notre syndicat s’est engagé récemment – à travers la signature de la convention nationale avec l’Assurance maladie (J.O. du 25 août 2023) – pour assurer le meilleur déploiement de l’ordonnance numérique dans le cadre d’exercice du chirurgien-dentiste. 
Mais d’importantes difficultés devraient être aplanies pour y aboutir, notamment la question du logiciel d’aide à la prescription (LAP) dont le coût d’intégration dans le logiciel métier des chirurgiens-dentistes paraît disproportionné avec l’utilisation qui en serait faite et la fréquence moyenne de nos prescriptions.

Nous sommes également favorables à la seconde mesure, avec la formulation “c.” qui nous parait claire et percutante.

Une suggestion a été avancée lors de nos échanges internes sur le sujet : ajouter à nos prescriptions cette mise en garde : “Ne dépassez pas la dose, ne prolongez pas la durée, risque de dépendance!”

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