Le rapport conjoint IGÉSR-IGAS sur la réforme du troisième cycle des études odontologiques vient d’être rendu public. Les Chirurgiens-Dentistes de France (Les CDF) saluent un travail de fond, pragmatique et constructif, qui intègre leurs propositions et répond aux enjeux majeurs de la profession : qualité de la formation, attractivité des carrières hospitalo-universitaires et adéquation avec les besoins de santé publique.
Un dialogue fructueux pour une réforme adaptée
Les Universités d’été 2024 des CDF, organisées sous le thème « Les Universités font leur Université », ont été un moment décisif d’échange entre les rédacteurs du rapport, les universitaires et les étudiants. Les CDF se réjouissent que leurs contributions aient été entendues et valorisées, permettant d’aboutir à des solutions académiques et démographiques équilibrées.
Parmi les 20 mesures du rapport, les inspecteurs préconisent :
- La création du statut de « post-interne assistant hospitalo-universitaire », permettant aux jeunes praticiens de concilier exercice clinique en cabinet et missions d’enseignement et de recherche. Une avancée majeure pour dynamiser les carrières hospitalo-universitaires et répondre au déficit d’enseignants.
- Le recrutement de praticiens libéraux pour renforcer l’encadrement universitaire, une solution concrète pour pallier la pénurie d’enseignants et améliorer la transmission des savoirs.
- L’instauration d’une année probatoire pour tous les nouveaux diplômés, qu’ils soient issus des facultés françaises ou européennes. Cette mesure que nous avions clairement proposée comme une réforme de la 6e année viserait à garantir la compétence des praticiens et à faciliter leur intégration professionnelle, en alignant leur formation sur les exigences de la santé publique. Sa mise en œuvre en 7e année heurte le vœu d’une majorité de nos étudiants. Le débat qui va s’installer dans les rangs de la profession, avec les universités et le ministère, nous permettra de construire la meilleure formule pour faire face aux enjeux de notre système de santé. Sans oublier la nécessaire conformité au droit européen qui prescrit la reconnaissance automatique des diplômes.
Des réformes au service des patients et des territoires
Ces propositions, issues d’un dialogue constructif, ont pour objectif de :
- Mieux préparer les futurs chirurgiens-dentistes aux réalités de l’exercice libéral et hospitalier.
- Garantir un encadrement de qualité, adapté aux besoins de santé publique et aux spécificités territoriales.
- Renforcer l’accès aux soins en favorisant l’installation des jeunes diplômés dans les zones sous-dotées.
Les Chirurgiens-Dentistes de France sont convaincus que ces réformes contribueront à relever les défis démographiques et territoriaux de la profession, tout en améliorant la qualité des soins bucco-dentaires pour tous nos concitoyens.