“Le chirurgien-dentiste libéral ne peut être tenu pour responsable de tous les maux de la société.”

Être chirurgien-dentiste libéral, c’est choisir la liberté d’entreprendre avec une responsabilité inaliénable, être pleinement et personnellement engagé dans ses actes et dans le pilotage de son cabinet.

Chaque diagnostic, chaque plan de traitement, chaque geste technique engage notre nom, notre éthique et notre patrimoine professionnel. C’est une réalité que nous portons avec fierté, car elle est le gage de notre engagement total envers la santé de nos patients. Cela signifie pour eux qu’ils s’en remettent à un praticien qui s’engage dans ses propositions et ses actes avec l’assurance d’une garantie supplémentaire de qualité et de suivi.

Être conscient de cette responsabilité n’est pas une contrainte, mais une exigence éthique et professionnelle. Elle nous pousse à l’excellence, à la formation continue, à la prudence et à une communication transparente avec nos patients. Elle nous oblige à nous remettre en question et à chercher constamment à améliorer nos pratiques.

Pour autant, le chirurgien-dentiste libéral ne peut être tenu pour responsable de tous les maux de la société.

Il n’est pas acceptable de se voir reprocher notre incapacité à répondre à toutes les sollicitations, de faire face à une violence induite par une pénurie de praticiens qui résulte des mauvais choix passés.

Les agressions de tous ordres se multiplient en raison de la détresse des patients sans que l’on voie arriver de mesures concrètes en faveur des cabinets existants si ce n’est une aide au maintien en activité.

Plus que le maintien, ne faudrait-il pas développer les structures libérales présentes dans les territoires ? Pourtant, sauf dérogation ou contournement de la loi par le biais de sociétés d’exercice, les cabinets sont toujours limités dans leur recrutement à un seul collaborateur libéral alors que les centres dentaires concentrés dans les villes peuvent multiplier les praticiens salariés.

Ne faudrait-il pas libérer immédiatement du temps médical aux praticiens en activité ? Pourtant, la création du métier d’Assistant dentaire de niveau 2 n’est toujours pas sur les rails. Et puis libérer du temps médical, c’est évidemment limiter les contraintes administratives inutiles a contrario de ce nouvel Examen de prévention bucco-dentaire (EBD) qui se veut être modernisé alors qu’il alourdit considérablement les procédures administratives par rapport à ce qui préexistait.

En tant que chirurgiens-dentistes libéraux, nous continuerons de porter avec fierté notre responsabilité, mais nous voulons des actes concrets pour libérer notre exercice et développer des cabinets qui répondent aux besoins de la population.

Alain Vallory

SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DES CDF

Politique

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