DIPA : copie à revoir !

2 septembre 2021
C'est une douche froide pour plus de la moitié des chirurgiens-dentistes : plus d’un an après avoir perçu des aides compensatoires visant à les aider à faire face aux charges fixes de leur cabinet (DIPA), les professionnels de santé viennent d’être informés des demandes de régularisation de la part de l’Assurance maladie. Alors que la plupart attendait des versements complémentaires, beaucoup doivent finalement rembourser une partie de l’aide perçue, voire sa totalité, tandis que d'autres reçoivent beaucoup moins qu’attendu.

cp

En mai 2020, l’Assurance maladie met en place une aide pour les professionnels de santé conventionnés, économiquement pénalisés par le confinement : le Dispositif d'Indemnisation de la Perte d'Activité (DIPA). Instauré dans l’urgence, il faut attendre le 30 décembre 2020 pour que ses contours soient enfin précisés, grâce au décret n°2020-1807 qui en fixe les modalités de calcul.

Le Président des Chirurgiens-Dentistes de France, Thierry Soulié, alerte alors Thomas Fatome, le Directeur de l’Assurance maladie. Loin de contester le principe de régularisation, prévu dès le départ, il relève cependant les lacunes de la méthode de globalisation mise en place, qui pénalise fortement les chirurgiens-dentistes ayant repris une forte activité à la sortie du confinement. « A travers cette méthode, on punit les chirurgiens-dentistes qui ont cumulé les heures pour recevoir davantage de patients, et tenter de compenser le retard accumulé pendant les deux mois de fermeture », s’insurge Thierry Soulié…

Les CDF demandent donc à l’Assurance maladie de revoir la méthode de calcul mise en place, pour une régularisation plus juste et plus cohérente.