Être présents et agir sur tous les dossiers !

4 novembre 2021
Véritable marronnier, le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) constitue un des moments forts de la vie parlementaire à laquelle les CDF participent activement.

Cette année ne fait pas exception : ils ont fait porter par différents députés et sénateurs des amendements dont plusieurs ont eu un écho favorable, notamment concernant un encadrement plus strict de l’activité des centres dentaires demandé depuis si longtemps. Cela aurait sans doute permis d’éviter des scandales sanitaires. Cette tardive reconnaissance législative est le résultat d’un travail en profondeur entrepris depuis de nombreuses années conjointement par le Conseil de l’Ordre et les CDF, tant au niveau national que local auprès des députés, avec l’appui des élus locaux URPS qui n’ont pas ménagé leur peine pour cette prise de conscience des élus de la nation.

Mais cantonner nos action aux simples dépôts d’amendements serait extrêmement réducteur car l’activité syndicale ne se résume pas à faire état de contacts auprès de tel ou tel, mais bien d’être présents quotidiennement et de travailler sur l’ensemble des dossiers afin d’étayer nos revendications quels que soient les sujets.

Ainsi, il est impératif de s’interroger sur l’avenir de notre système de santé, d’autant plus qu’une réflexion sur « la grande Sécu » est entreprise au sein du Haut Conseil pour l'avenir de l'assurance maladie (HCAAM). Un rapport, qui doit paraître prochainement autour de quatre scénarii de prise en charge des soins, où le bucco-dentaire fait évidemment l’objet d’âpres discussions auxquelles les CDF sont associés.

Au coeur des débats, la prévention est présente avec le dispositif conventionnel EXPRESO. Véritable changement de paradigme qui entre dans sa phase de mise en place, il sanctuarisera l’intervention « a minima ». Certains en ont parlé, d’autres en ont rêvé, les CDF le réalisent.

Concernant l’assistant dentaire de niveau 2, les CDF, premier syndicat représentatif employeur, portent ce dossier sans relâche et, en dépit de l’immobilisme politique, négocient ardemment avec les partenaires sociaux pour que ce futur métier soit accessible aux assistants dentaires dans leur parcours professionnel. L’objectif des CDF est de mieux répondre aux besoins de soins des patients, ainsi que des consoeurs et confrères, quel que soit leur exercice.

Autre dossier : la R3C et les spécialités ! À l’instar des étudiants de l’UNECD qui ont courageusement défendu leurs idées, les CDF affichant clairement leur préférence pour une formation ouverte à tous les futurs praticiens pour un meilleur accès aux soins des patients sur l’ensemble du territoire, plutôt qu’une fragmentation de l’exercice au profit de quelques-uns.

Passer du "vouloir" à "pouvoir" est l'étape la plus difficile

Au plan européen et international, les CDF font valoir sans relâche par leur présence dans les différentes instances (CED, ORE, FDI) les spécificités françaises afin d’éviter de subir les directives prises par la Commission Européenne souvent très éloignées des problèmes propres à la France…

« Vouloir mieux », est une quête permanente et logique. Mais l’étape qui consiste à passer du « vouloir » à « pouvoir » est la plus difficile. Ce travail souvent obscur nécessite patience et sens du compromis, responsabilité et compréhension. Il est souvent mal perçu.

Toutefois indispensable, c’est dans cet esprit que les CDF continueront, sur tous les dossiers, à s’y consacrer dans l’intérêt des praticiens et de leurs patients…!

Doniphan Hammer,
1er Vice-président