Ne dit-on pas dans maintes situations qu’il faut être 2 ?

12 janvier 2022
En couple pour fonder une famille, en sport pour assister à un grand match, en négociation pour aboutir à un compromis… Les exemples ne manquent pas où le chiffre 2 traduit l’ambivalence, l’antagonisme qui peut être source de violence mais aussi de réconciliation.

2 c’est aussi la dualité entre le noir et le blanc, le plein et le vide, l’ombre et la lumière, toute chose et son contraire, à l’identique du recto indissociable du verso comme une médaille a son revers. Avec un côté négatif engendrant souvent de l’incompréhension et parfois des conflits avec des déviances tendant vers la cristallisation et, à l’extrême, la radicalisation. On le constate actuellement avec le débat sur le pass vaccinal qui suscite la crispation des antivax et la réaction tout aussi épidermique du Chef de l’État, dont la forme a pu blesser, mais qu’en tant soignants nous comprenons, tant certaines attitudes, à la rigueur audibles il y a un an, ne le sont plus aujourd’hui.

En ce début d’année, nous préférons aborder le chiffre 2 par son côté positif. Et 2022 en contient 3 : la diversité, la variété et la multiplicité qui sont à nos yeux générateurs de richesse au sens enrichissement et élévation du savoir et de l’esprit. Ils doivent permettre une forme de liberté, laquelle ne peut se concevoir sans contraintes qui impliquent des devoirs et l’acquisition de droits pour le plus grand nombre.

2022 sera une année politiquement importante pour l’avenir de notre pays, mais également pour les options qui seront prises en matière de santé. Là aussi il faut être 2 pour trouver le chemin d’un consensus qui devra prendre en compte les intérêts des patients, mais aussi de leurs soignants. Depuis des décennies, au nom d’une médecine exclusivement comptable, nos décideurs, les yeux rivés sur l’économie, ont fini par abîmer notre système de soins. Ils lui ont fait perdre de l’attractivité, avec pour conséquence un déficit d’engagement des jeunes, notamment dans les secteurs où les besoins se font le plus cruellement sentir.

Cette recherche permanente d'équilibre guide la politique des CDF

Social ou libéral, opposabilité ou liberté… les débats ne manqueront pas et celui sur la « grande sécu » illustre parfaitement ces dualités. Elles opposent les uns aux autres alors que la solution se trouve bien souvent dans l’équilibre entre deux systèmes extrêmes : étatiques ou privés.

C’est cette recherche permanente d’équilibre qui guide la politique des CDF et c’est ainsi que cela doit rester.

Et si je n’avais que 2 voeux à formuler : la santé et l’épanouissement pour vous toutes et tous, chères consoeurs et chers confrères, assurés par l’équilibre, encore et toujours, entre vie personnelle et professionnelle.

Décidément toujours 2 !

Thierry Soulié
Président