Il est temps d'alléger....

5 février 2020
Insister dans les médias sur le rôle majeur de la main-d’œuvre dans le fonctionnement de l’économie est tellement évident qu’il n’est pas inutile de rappeler le coût que cela représente pour les entreprises. Elles doivent assumer non seulement les salaires et traitements versés aux salariés, mais aussi les coûts non salariaux, liés pour une part importante aux cotisations sociales à la charge de l’employeur

DHLa France, hélas, a pris depuis des années la triste habitude au 1er janvier d’accentuer la pression en augmentant ces cotisations sociales avec pour conséquences la baisse de la compétitivité et un coût horaire moyen de main-d’œuvre parmi les plus élevés de tous les pays européens

Depuis très longtemps, les CDF assument le fait que nos cabinets dentaires sont devenus de véritables entreprises de santé libérales. Elles doivent être gérées avec toutes les notions de management entrepreneuriales nécessaires à leur créativité et leur développement. Mais ce qui peut être applicable à de grandes entreprises ne l’est pas forcément à l’échelle des petites. Et la politique sociale de nos dirigeants ne peut se construire uniquement en fonction des grands groupes industriels ou internationaux. Cette politique doit tenir compte aussi de la spécificité des TPE de proximité.

Les cabinets dentaires entrent dans cette catégorie ! Ce sont ces entreprises libérales qui assurent au quotidien la création et le maintien d’emplois locaux non délocalisables. Depuis plusieurs années, notre branche professionnelle génère plus de 1 000 emplois par an avec une augmentation régulière de personnels qualifiés, emplois indispensables pour accompagner l’évolution de nos structures. Il nous faut, en effet, être en mesure de répondre aux contraintes administratives croissantes, tout en améliorant l’efficacité du travail médical. Mais alors que nous aimerions progresser, le poids grandissant des charges risque de compromettre nos efforts. Continuer de charger lourdement la barque sociale et fiscale de nos entreprises libérales, aura pour conséquences leur disparition progressive et la réduction du maillage territorial, ce qui est en totale contradiction avec la volonté d’offrir un meilleur accès aux soins.

Les CDF défendent l’entreprise libérale médicale de proximité. C’est pourquoi ils prônent au contraire une politique d’allègement significatif des charges afin de permettre la modernisation des structures de soins, le maintien des emplois, la création d’embauche, mais aussi les investissements indispensables dans des techniques en perpétuelle évolution.

Ce n’est qu’ainsi que les cabinets dentaires intégreront les obligations sociétales et écologiques auxquelles notre profession ne pourra se soustraire.

Doniphan Hammer, 1er vice-président