Black Smile !... Quand la pub dérape

24 novembre 2022
Le 15 novembre 2022, le journal 20 Minutes diffuse une publicité illégale, favorisant un exercice, qu'il l'est tout autant, de la médecine bucco-dentaire : « Black Friday Dr Smile : jusqu’à -500 € sur l’alignement et le blanchiment dentaire ».

Comme l’a rappelé le Conseil constitutionnel dans sa décision du 3 juin 2022*, ce genre de boniment commercial est illégal ! Toute forme de publicité est interdite aux centres de santé.

Ce dérapage publicitaire en rappelle un autre. Depuis janvier 2022, le comparateur d’assurance Les Furets, diffuse une campagne de publicité télévisuelle banalisant les violences au cabinet dentaire. C’est une approche qu’il faut bien qualifier d’indigne, quand on connaît les attaques violentes qui visent quotidiennement les cabinets libéraux. Les récentes agressions de nos confrères à Tours et à Mayotte ne sont qu’un exemple des cas les plus meurtriers !

Les CDF s’indignent que de telles publicités fleurissent dans les médias. Ils n’ont de cesse de rappeler aux pouvoirs publics que le rôle de l’État est de garantir le respect de la loi contre l’encouragement de l’exercice illégal et d’assurer la sécurité des biens et des personnes, envers l’incitation à la haine et à la violence dont font preuve désormais des publicitaires en mal d’inspiration.

Les CDF s’indignent que de telles publicités fleurissent dans les médias.

Par ailleurs, face à l’essor des sociétés commerciales proposant des soins dentaires low-cost et la propagande des influenceurs sur les réseaux sociaux pour des produits ou des méthodes « miracles », les CDF continueront à alerter nos concitoyens et nos gouvernants sur ces dérives qui ont provoqué des milliers de victimes au cours des dernières années.

Les CDF rappellent le rôle majeur du chirurgien-dentiste, acteur central de tout acte médical dans la sphère orale, y compris l’éclaircissement ou « l’alignement » dentaire. Contrairement à ces établissements commerciaux qui vantent illégalement leurs services, il est le seul à pouvoir établir un diagnostic préalable et effectuer tous les actes nécessaires, garantissant au patient le remboursement des actes pris en charge par l’Assurance maladie et lui assurant la qualité-sécurité de tout traitement médical bucco-dentaire.

Pierre-Olivier Donnat, Président