Santé, économie : les deux vont de pair

21 octobre 2020
L’adage qui veut que la santé n’a pas de prix, mais qu’elle a un coût, n’a jamais été aussi vrai. Nous en faisons l’amère l’expérience « in vivo » depuis des mois. Loin d’être antinomiques, les deux sont étroitement liés, car si la santé doit primer, quand l’économie s’effondre, globalement, la santé en pâtit.

Thierry Soulié

En ce sens, la crise actuelle agit comme un révélateur qui oblige à revoir nos modes de fonctionnement après des décennies de calme apparent. À cause de ce fichu virus, le monde, qui n’avait pas besoin de cela, ne tourne plus très rond. D’est en ouest et du nord au sud, en peu de temps, il a tout chamboulé et imposé à de nombreux pays un confinement dans un réflexe salutaire de protection, aux dépens de l’économie planétaire. Mais cette dernière s’est rapidement rappelée à notre souvenir avec les mesures indispensables de sauvegarde des entreprises et des emplois, afin de permettre une reprise de l’activité le moment venu. Reprise d’intensité inégale selon les secteurs qui, le temps d’un été, avait presque fini par faire oublier que le Covid-19 était toujours bien présent.

Souvenons-nous, lors de la sortie du confinement, alors que certains plaidaient pour un assouplissement des mesures de protection, que nous mettions en garde nos confrères face à un relâchement coupable et les encouragions au contraire à ne pas baisser la garde et à rester vigilants.

La forte reprise de l’épidémie qui, selon le Pr Jean-François Delfraissy, président du conseil scientifique, « n’en est pas encore au début de la fin » et l’augmentation du nombre de malades hospitalisés ont amené Emmanuel Macron à annoncer, le 14 octobre, un couvre-feu pour la région IDF et 8 autres métropoles. Autrement dit, pour raison sanitaire, un confinement qui ne dit pas son nom pour ne pas affoler la population, mais partiel pour ne pas mettre à plat notre économie. Comme quoi, santé et économie sont indissociables.

Compatibilité que nous avons toujours défendue. Nous l’illustrons dans ce numéro où nous avons donné la parole aux industriels, aux commerciaux et aux représentants de l’artisanat de la filière dentaire pour parler du présent mais aussi de l’avenir.

Nous devons garder confiance car nous avons entre nos mains tous les atouts

Avenir assombri par les annonces gouvernementales qui ne doivent pas nous faire oublier que la reprise dans le secteur dentaire a été au-delà de nos espérances. Et que, Covid ou pas, nous devons rester lucides et garder confiance, car nous avons entre nos mains tous les atouts pour concilier santé de nos patients, de nos collaborateurs et de nous-mêmes, avec l’économie de nos structures de soins.

Thierry Soulié
Président