Bientôt l'heure du choix

3 mars 2021
À force de démontrer les enjeux nationaux du scrutin URPS, qui sont bien réels, on finirait par oublier que les 200 élus de ces institutions régionales ont des missions très concrètes et très précises à accomplir dans l’exercice de leur mandat. La première, définie par la loi, est de contribuer à l’organisation de l’offre de santé régionale, en participant notamment à la mise en oeuvre du projet régional, à l'analyse des besoins et de l'offre de soins.

Mais à observer les bilans des URPS, on constate encore une fois qu’ils se partagent entre ceux qui ont agi avec pugnacité, expertise et efficacité, et ceux qui, conformément à leurs habitudes syndicales, n’ont su que gesticuler et pérorer sur les réseaux sociaux pour masquer la vacuité de leur mandat.

Chacun a en tête que le principal objectif de ces élections est d’établir la représentativité syndicale de notre profession. On ne répétera jamais assez que chaque voix compte et que chaque praticien devra faire un choix responsable et éclairé pour l’avenir de sa profession. Mais il faut aussi rappeler que ces URPS chirurgiens-dentistes tiennent un rôle majeur dans les relations entre la profession et les institutions régionales telles que les ARS. L’exercice d’un mandat d’élu URPS ne peut se résumer à quelques pantomimes médiatiques ni à la promotion d’un corporatisme aussi inepte qu’improductif. Le concert des bonimenteurs réseaux-socialisés n’aura jamais d’écho au-delà du microcosme dans lequel ceux-ci évoluent. Les réalités du terrain et les problématiques professionnelles ne se payent pas de mots. Elles méritent des engagements et des actes, et assurément pas les fausses promesses de ceux qui se bercent d’illusions.

Dans un monde où la communication tend à prendre le dessus sur l’action, où la démagogie vise à se parer des vertus de la pédagogie, où les pires absurdités parcourent la Toile au détriment de la réalité, chaque praticien, chaque électeur, devra se poser la question de la valeur de ce que certains osent appeler leur « programme ».

L'exercice d'un mandat URPS ne peut se résumer à quelques pantomimes médiatiques

Du 31 mars au 7 avril prochain, les élections se tiendront dans les 17 régions de métropole et d’outre-mer. À l’heure du choix parmi les listes candidates, il apparaît que le bilan des URPS à présidence Les CDF est sans aucun conteste le seul qui atteigne le niveau de résultats exigé par les enjeux professionnels actuels. L’Institut Inter-régions de la Santé Orale (IIRSO), fondé à l’initiative d’élus CDF, et dont vous pourrez découvrir dans les colonnes de ce numéro les principaux avantages au service de la profession, a valeur d’exemple d’action concrète, tangible et strictement conforme aux missions légales des URPS.

Tous les candidats Les CDF ont à coeur de poursuivre cet élan, de défendre sans clientélisme les valeurs qui fondent l’exercice libéral et de porter haut leurs convictions pour l’avenir de la profession.

Pierre-Olivier DONNAT
Secrétaire général