L'efficience pragmatique à l'ADF

27 avril 2022
Le 8 avril, le conseil d’administration de l’Association dentaire française (ADF) s’est réuni pour renouveler ses instances statutaires. À cette occasion, Doniphan Hammer, 1er vice-président des CDF, a été élu secrétaire général aux côtés de Julien Laupie (UFSBD). Pour le CDF Mag, il nous explique les priorités de son mandat.
  • Comment appréhendez-vous votre nouvelle fonction au sein de l’ADF ?

Doniphan Hammer : C’est une fonction de rassembleur dans laquelle il faut allier politique professionnelle et vision scientifique. La mission est engageante mais ardue ! Il faut avoir une grande capacité de consensus sans pour autant perdre ses propres opinions. Un rôle de diplomate en somme, sachant que l’ADF est vue comme le Parlement de la profession. Heureusement, mon parcours m’a appris à développer l’écoute pour prendre le meilleur. Mais devenir secrétaire général de l’ADF n’avait rien d’une évidence. Le cheminement a été progressif. En 2010, j’ai intégré la commission de formation et d’implantation professionnelle des CDF pour en devenir le président en 2013 et ce, pour 6 ans. Enfin, à partir de 2019, je suis devenu le 1er vice-président des CDF. Parallèlement, je me suis investi au niveau européen et international en intégrant le Conseil des dentistes européens (CED) et la Fédération dentaire internationale (FDI). Aujourd’hui, j’ai envie de poursuivre mon engagement, de travailler sur des thèmes nouveaux, d’apprendre et de transmettre ma connaissance du terrain et des réalités plurielles du métier. J’ai toujours de l’énergie à mettre au service de la profession !

  • Quelles sont vos ambitions ?

J’ai un leitmotiv : je préfère l’efficience pragmatique à l’excellence théorique. En d’autres termes, je préfère que tout le monde soigne le mieux possible au regard des dernières données acquises de la science plutôt que prôner un niveau d’excellence qu’aucun praticien ne peut atteindre. Mon objectif reste que toute la population puisse accéder à des soins bucco-dentaires de qualité réalisés par des praticiens bien formés.

"L’ADF a pour rôle aussi de dire aux soignants qu’ils sont bons et qu’ils peuvent aller plus loin"

Tel est l’esprit du congrès de l’ADF. Lors de ce rendez-vous incontournable de la formation, il est nécessaire que tous les praticiens acquièrent des savoirs et les mettent en oeuvre dès leur retour au cabinet. Le congrès doit rester accessible et ne pas devenir élitiste. L’ADF a pour rôle aussi de dire aux soignants qu’ils sont bons et qu’ils peuvent aller plus loin.

Plus généralement, sur le volet de la formation, l’ADF continuera d’étoffer ses propositions, d’optimiser les formats existants qui fonctionnent bien et d’en inventer de nouveaux pour aller encore davantage vers la profession.

  • Sur quelles autres thématiques souhaitez-vous travailler ?

L’ADF a un rôle politique majeur. Elle n’est pas là pour remplacer les structures syndicales ou les sociétés scientifiques, mais pour amplifier leurs projets et les accompagner. 

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ADF

De gauche à droite : Julien Laupie (UFSBD), Thierry Soulié (Les CDF), Sophie Dartevelle (UFSBD), Alain Vallory (Les CDF), Doniphan Hammer (Les CDF), Xavier Struillou (SFPIO), Benoît Perrier (UFSBD), Sonia Vérot (Les CDF), Marc Roché (SOP), Marie Tourterel (Les CDF) (Copyright Faust Favart).