Quatre mesures défendues par les CDF pour soutenir les cabinets dentaires

1 septembre 2020
La crise sanitaire liée à la COVID-19 a sérieusement fragilisé les TPE et PME françaises. Dans le cadre du plan de relance de l'économie française, qui sera annoncé le 2 septembre prochain par le gouvernement, les Chirurgiens-Dentistes de France (les CDF) défendent quatre mesures effectives pour soutenir les cabinets dentaires.

CP

Ces mesures s’articulent autour de trois axes : le maintien et la relance de l’emploi, le soutien à l’investissement et la simplification.

Première demande : supprimer la taxe sur les salaires, qui constitue aujourd'hui l'un des plus gros handicaps face à l'embauche ou, a minima, étendre la règle appliquée aujourd'hui aux centres de santé à l’ensemble les structures libérales de soins, pour qu’elles bénéficient du même abattement sur le montant annuel de la taxe sur les salaires dont elles sont redevables.

Deuxième demande : libérer l’investissement dans nos petites structures et encourager les cabinets libéraux à renouveler leurs équipements et outillages. Actuellement, les entreprises sont autorisées à comprendre parmi leurs charges immédiatement déductibles le prix d'acquisition des matériels et outillages d'une valeur unitaire hors taxes n'excédant pas 500 €. Les CDF proposent que le seuil d'amortissement soit relevé à 1000 €.

Troisième demande : aplanir les contraintes administratives de gestion des salariés et faciliter la création d'emplois dans les TPE, en intégrant dans l'actuel dispositif titre emploi service entreprise (TESE) toutes les contributions et taxes payées par les employeurs, de façon à rendre la gestion du salariat des TPE aussi simplifiée que celle du chèque emploi services universel (CESU).

Quatrième demande : lever l'interdiction d'avoir plus d'un collaborateur pour relancer l’emploi. Permettre ainsi à un chirurgien-dentiste libéral de s'attacher le concours de plusieurs collaborateurs, c’est réparer une injustice jamais justifiée puisque la plupart des professionnels libéraux peuvent déjà engager plusieurs collaborateurs. C’est aussi soutenir une perspective de développement sanitaire et sociale au service des patients.

Les CDF travaillent inlassablement pour défendre la médecine bucco-dentaire et pérenniser les structures libérales, en proposant des mesures concrètes contribuant efficacement au maillage territorial, sanitaire et social.